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Internationalisation au programme de la délégation de l’Université de Nairobi

Partenariat ParisTech – Université de Nairobi

Une délégation de l'Université de Nairobi accueillie à Paris pour une session de formation

Quatre écoles de ParisTech – AgroParisTech, Chimie ParisTech – PSL, École des Ponts ParisTech, Mines ParisTech – PSL – accueillaient cette semaine une délégation de l’Université de Nairobi pour une formation sur l’internationalisation de l’enseignement supérieur dans le cadre d’un projet « Mobilité internationale de crédits » (MIC) financé par Erasmus+.

 

ParisTech et l’Université de Nairobi ont noué depuis trois ans des relations étroites, d’abord grâce au projet ADESFA (Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur Français en Afrique) financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, puis dans le cadre d’Erasmus+. La prochaine étape est un partenariat pédagogique autour du projet de Complexe en Science et Ingénierie de l’Université de Nairobi financé grâce à un prêt de l’Agence française de développement (AFD) au gouvernement kenyan.

Afin de mettre en œuvre au mieux le projet Erasmus+ de Mobilité internationale de crédits et préparer le partenariat pédagogique autour du Complexe, les quatre écoles de ParisTech impliquées – AgroParisTech, Chimie ParisTech – PSL, École des Ponts ParisTech, Mines ParisTech – PSL - ont proposé à l’Université de Nairobi de suivre une formation de plusieurs jours à Paris sur l’internationalisation de l’enseignement supérieur. La délégation était composée de Mme Anne Nayianoi Nkoidila, en charge des programmes au sein de la Direction pour le développement de l’université, Prof. Leonida Keruba, Vice-doyenne de la Faculté de science et technologie, Dr. Thomas Ochuku Mbuya, chef du département de génie mécanique à la Faculté d’ingénierie, ainsi que de Dorothy Muthina et Lydia Nduta Kamau, respectivement chargée de mission administrative et financière au sein de ces deux facultés.

Le programme de la semaine était riche. En quatre visites, la délégation a pu explorer les méandres de l’organisation de la fonction internationale au sein des écoles d’ingénieurs. Poursuivant les mêmes objectifs, chacune d’entre elles en effet présente des différences parfois notables dans son organisation interne. Discussions très utiles sur ce sujet puisque l’Université de Nairobi et ses facultés ne disposent pas de ce type de service actuellement.

Puis, au-delà du fonctionnement, les écoles ont eu l’opportunité de présenter leur stratégie, à la fois les objectifs, les indicateurs, les partenariats développés, mais aussi à AgroParisTech le processus de consultation qui a permis de définir cette stratégie et de la faire valider au plus haut niveau.

Une fois le cadre posé, les quatre écoles ont également présenté les différents types de mobilité – entrante et sortante, longue et courte - qu’elles gèrent au sein des directions internationales, le type de partenariat que chacune d’entre elles gère et privilégie, que ce soit au niveau des étudiants ou des chercheurs et enseignants-chercheurs, les développements attendus. Elles ont eu le loisir d’expliquer comment elles lancent et organisent ces différentes mobilités, que ce soit avec les institutions partenaires ou en contact direct avec les étudiants. Elles ont en particulier expliqué sur quelle base les écoles sont prêtes à signer des accords de double diplôme et comment elles les gèrent. AgroParisTech a détaillé les différents modes d’admission des étudiants internationaux. A la demande de la délégation, les écoles ont aussi présenté comment elles organisent l’accueil des étudiants internationaux et comment elles préparent leurs étudiants à la mobilité internationale.

Les écoles ont aussi montré comment elles s’inséraient dans différents réseaux, que ce soit ParisTech pour les pays émergents notamment, Agreenium à AgroParisTech pour des partenariats dédiés à l’agronomie ou, pour trois d’entre elles - Chimie ParisTech, École des Ponts ParisTech, Mines ParisTech – l’université européenne EELISA. Il était en effet aussi important de montrer comment s’articulent les coopérations bilatérales et les coopérations européennes, sachant que les projets européens – Erasmus+, Horizon Europe – répondent à une logique propre et doivent se conformer à une réglementation très stricte, que ce soit au niveau des règles financières ou du reporting. La délégation kenyane a ainsi eu une présentation des différentes opportunité de financement dans Erasmus+ et Horizon Europe.

Les écoles ont également présenté des études de cas qui ont fortement intéressées la délégation : le réseau européen ATHENS animé par Mines ParisTech pour le compte de ParisTech, IDEAL, l’Institut franco-chinois Chimie Pékin pour Chimie ParisTech, ou bien encore le PFIEV (Programme de formation d’ingénieur d’excellence au Vietnam) ou les partenariats avec l’École Supérieure Polytechnique de Nouakchott en Mauritanie et l’INP-HB en Côte d’Ivoire pour l’École des Ponts ParisTech.

La délégation a aussi pu préparer les prochaines étapes du partenariat en rencontrant à Chimie ParisTech des chercheurs qui feront cours en novembre prochain à Nairobi, toujours sur financement Erasmus+, et en visitant des laboratoires.

La délégation a également rencontré Mme Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech et vice-présidente de ParisTech. Une belle opportunité d’échanger sur le projet de Complexe en Science et Ingénierie et la forme que le partenariat pourrait prendre avec les écoles d’ingénieurs françaises engagées. La discussion a notamment été intense sur la manière dont les écoles gèrent les stages et l’enjeu qu’ils représentent au sein des la formation des ingénieurs français.

À l’École des Ponts toujours, la délégation a visité La Source, bibliothèque qui propose différents types d’espace de travail susceptibles d’inspirer l’Université de Nairobi sur la conception architecturale du Complexe en Science et Ingénierie. La délégation y a enfin rencontré Mwendwa Kiko, qui après un Bachelor of Engineering de l’Université de Nairobi et le master TRaDD à l’École des Ponts ParisTech, est actuellement ingénieur de recherche au sein du Laboratoire Ville Mobilité Transport (LVMT) de l’École et espère faire sa thèse en France.

La semaine s’est achevée sur le plateau de Saclay avec une réunion rassemblant la délégation et les représentants des quatre écoles de ParisTech et de CentraleSupélec. Les partenaires kenyans et français ont échangé sur le projet de Complexe en Science et Ingénierie de l’Université de Nairobi.

LES ÉCOLES de ParisTech